Patagonie [5] : Elections en Argentine

octobre 28, 2007 at 6:19 (Patagonie) (, , , , , , , , , , , , )

Je profite de ce jour d’élection présidentielle en Argentine pour poster le dernier volet du voyage patagonien : les campagnes électorales argentines.

Là-bas, ils renouvellent tout d’un coup : maire (appelé “intendente”) et celui qui s’apparenterait au Président de région (le “gobernador”. Pour être plus précise, toutes les provinces ne renouvellent pas leur Gobernador, 8 ont des élections), et ceci en plus du Président de la République. Nestor Kirchner, l’actuel président, ne se représente pas alors qu’il pourrait briguer un second mandat… sa femme a pris sa place, d’ailleurs les favoris du scrutin sont des favorites : deux femmes ! 

Cristina Fernandez de Kirchner (bizarre, la tournure, genre “femme de” Kirchner) a donc été élue dès le premier tour (petit edit du lundi matin)

Ici, les affiches des partis offrent donc des lots de candidats : le candidat à la présidentielle, le candidat au poste de Gobernador et celui au poste d’Intendente.

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et tous les supports publicitaires sont exploités !

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…quant aux slogans, peu importe la couleur politique : “el cambio” (le changement) c’est la priorité, pour les sortants comme pour les nouveaux prétendants !

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…mieux, pour le candidat-maire du parti du président : le changement à l’intérieur du changement !!!

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C’est aussi une particularité : pour tous les candidats, locaux ou nationaux, on affiche le prénom : “Cristina presidente”, “Julian intendente”, un peu comme si les rues de France avaient été envahies de “Nicolas Président”, “Ségolène présidente” mais aussi “Alain maire” pour Carignon à Grenoble… oups (ouf) non, c’est vrai, il ne se présentera pas ! Remarque, “Ségolène présidente”, ça aurait peut-être mieux sonné que “la France Présidente”…

D’après ce que j’ai pu lire dans les journaux français, c’était une campagne plutôt calme et peu passionnée. Chacun ses références ! Parce que si l’on compare aux campagnes françaises, l’Argentine a encore de la marge dans la “dé-passion” !

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Parce que quand on verra en France des voitures pourvues d’autocollant où il est inscrit “je vote pour Julian, maire 2007 !”, ici on dira plutôt que la campagne suscinte le plus vif intérêt !

Les résultats ce soir pour savoir si la belle Cristina (à peine surmaquillée) gagne en effet cette élection, même si les doutes sont infimes !

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Et voilà la fin du récit de voyage… hop, retour à la normale sur le blog, où quelques photos bretonnes risquent de fleurir prochainement… Hasta luego !

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Patagonie [4] : El Calafate et le glacier Perito Moreno

octobre 25, 2007 at 7:18 (Patagonie) (, , , , , , , , , , , )

Ah quand même, voilà la suite des aventures !

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Nous avons maintenant retraversé la frontière, et sommes à nouveau en Argentine (alors pour ceux qu’ont pas compris, on est rentré depuis un bon mois, c’est juste le compte-rendu là hein…)

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Un voyage entre les deux pays, comme la traversée d’un no man’s land où seule la cordillère des Andes égaye le paysage… avec UNE station essence à mi-parcours !

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El Calafate est une ville située près du lac Argentino, un lac à trois branches qui abrite 4 glaciers différents. C’est la dernière ville de notre parcours et on y restera 4 bonnes journées, le temps d’en prendre, encore une fois, plein les mirettes !

On a commencé par le parc ornithologique de la ville. Autour d’un petit lac, oiseaux et chevaux coulent une vie tranquille…

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Au loin, un rai bleu : le lac Argentino qui comme souvent lorsqu’un lac reçoit les eaux des glaciers, a une couleur extraordinaire : un bleu turquoise du aux minéraux lâchés par la glace.

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Au niveau des rapaces, on a été gâté :

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A côté des flamands roses, on a également re-croisé des ibis et d’autres oiseaux…

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Après cette mise en bouche, le lendemain on s’est offert la totale : trek sur le glacier Perito Moreno !

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Plus de 30 km de long (oui oui, kilomètres !). Et la glace au ras de l’eau, là, elle a plusieurs milliers d’années. Etonnant, non ?

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Parenthèse éducato-informative : le glacier Perito Moreno, c’est le plus gros, là sur l’image sattellite. Comme vous le voyez, il butte sur la montagne d’en face. Comme ce glacier continue d’avancer (il est l’un des rares à maintenir sa masse totale et à ne pas reculer), il faut bien qu’il trouve de la place. Et au lieu de s’étendre sur les deux bras du lac Argentino…

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…il va buter en face (cette photo n’est pas de moi, récupérée sur Google). Quand la glace s’est bien amoncelée, le glacier forme un barrage entre les deux bras du lac. L’eau fait pression sur ce mince bras de glacier…

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…et à force, creuse un tunnel… le bras devient de plus en plus fin (encore une fois la photo n’est pas de moi : l’évènement date d’avril 2006)…

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…et finit par s’effondrer :

oui je sais, c’est de l’allemand ou un truc du genre, mais pas facile de trouver une vidéo courte sur l’évènement ;-)

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Pour en revenir à nos moutons (nous, en l’occurrence), on est allé faire ce fabuleux trek sur le glacier. Chaussés de crampons, on a escaladé…

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…croisé des petits lacs d’eau critalline…

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…et à la fin de l’excursion, on a eu droit à la surprise du chef : whisky on the rocks !

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…avec la glace du glacier, évidemment !

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Comme le glacier comporte de véritables lacs en surface, des rivières et des lacs souterrains, certains fous organisent des spéléo-excursions dans ces lieux…!

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(petite forêt à côté du glacier)

Et puis le dernier jour sur place, par dépit on a choisi de faire une excursion en 4×4 sur l’une des montagnes voisine d’El Calafate, puisque la visite d’Estancia que l’on voulait faire n’ouvrait qu’en octobre (là-bas septembre, c’est la fin de l’hiver), et que le vent nous a empêché de louer des vélos pour aller se balader…

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…quand je parle de vent, c’est pas un “léger ventounet” qu’on soit bien clair ! On pouvait tenir penché à 45° !

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On a du sortir 2 fois de la voiture, le temps de mettre en boîte quelques photos puis vite rentrer se protéger du vent et du froid, mais cet après-midi restera mémorable :-)

Pour finir et pour compléter la collection de photos d’animaux, je vous la met même si elle est floue : on a retrouvé pépé le putois !

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Pour terminer, quelques réponses à des questions posées en commentaire… (je ne saurai pas répondre à tout !)

-Pour les Torres, voui j’ai l’air d’en baver (d’ailleurs je suis super vexée par ta remarque !), mais c’est parce qu’on avait un temps limité pour faire cette randonnée : la navette partait en bas à 14h, on était parti à 7h et la rando se termine par cette montée finale, un gros éboulis de roches ! On l’a donc faite au pas de course, mais ce passage n’est quand même pas facile…

- Pour le Kayak de mer : je n’en ai aucune idée…

- Question budget, je dirais que sans se priver et en faisant pas mal d’excursions organisées, il faut compter 800€ les deux semaines (sans le prix du billet d’avion bien sûr :-) )

- Il y a beaucoup d’options de trek et d’excursions via des agences, on a mixé entre les sorties “indépendantes” et les sorties organisées, les deux sont bien : à Ushuaïa, la sortie avec le voilier “Tres Maria” pour visiter les îles est super (on part par petit groupe de 10), les randos sur glacier, où tu as besoin de crampons, c’est un autre incontournable. Il est donc parfois difficile de couper aux sorties organisées… Mais on a aussi, de temps en temps, pris un taxi pour se rendre au point de départ d’une rando.

-D’après mon guide, il y a beaucoup de départs en bateau depuis Puerto Montt. J’éviterai de te donner des détails parce que notre guide (le Petit Futé Patagonie pour ne pas le citer) s’est avéré bourré d’erreurs ! D’ailleurs juste une mise en garde : regarde bien l’année d’édition de ton guide, si la date est trop proche de la crise Argentine (qui date de 2001), tous les tarifs sont à revoir à la hausse ! 

Voilà, j’ai mis les détails ici en me disant que ça pourrait servir à d’autres voyageurs… ;-)

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Patagonie [3] : le parc Torres del Paine, et la ville de Puerto Natales

octobre 11, 2007 at 11:30 (Patagonie) (, , , , , , , , , , , )

Nous voilà à mi-parcours des vacances… on est toujours au Chili du côté de la petite ville de Puerto Natales, lieu de départ pour le parc Torres del Paine.

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La ville vaut le détour même si elle est plus touristique qu’Ushuaïa. On note que plus on quitte l’extrême-sud, plus on rejoint la civilisation et ses habitudes “mercantiles” : les villes sont de plus en plus touristiques, notre dernière étape, El Calafate, ne trompera pas cette impression.

N’empêche, les maisons sont toujours aussi variées :

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Et comme toujours, la ville est bordée d’eau, cette fois-ci : un lac…

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On  a quitté la ville très vite pour une excursion de deux jours au parc Torres del Paine, encore un lieu magique où la faune, la flore si différents d’ici côtoient glacier, torrent et montagnes… En route comme d’habitude, sur une voie en terre ouverte il y a peu, qui racourcit la durée du trajet pour le parc. La route a été tracée par les militaires, ce sont eux, ici, qui prennent en charge les infrastructures routières.

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Sur le chemin, on s’arrêtera à la “cave du Milodon”, un animal préhistorique qui ressemble beaucoup à un ours et qui a disparu. Ce n’est pas l’animal en soi qui est intéressant, mais cette grotte profonde, creusée par les vents puissants de la région : ils soulèvent le sable qui creuse sans cesse la paroi depuis toujours.

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Et enfin, on a aperçu le parc, et notre tout premier glacier…

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…suivi d’une balade au “lago grey”, autrement appelé en français le “lac gris” à cause de sa couleur argentée liée aux minéraux lâchés par la glace des icebergs. Un spectacle…

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En continuant l’excursion, on tombe sur des scènes peu communes pour nous, européens…

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…des lamas…

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…des autruches…

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…des chevaux conduits par leur gaucho, le berger local…

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…bon et les oiseaux, on connaît !

Notre prochaine étape : le torrent, au bout du chemin :

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Le parc s’appelle “Torres del Paine” à cause des trois pics du massif (si on traduit : “Tours du Paine”). On les aura vu de face, à la tombée du jour…

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…à 6h du matin…

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…et de dos, après une randonnée-marathon !

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Prochaine étape avant de reprendre l’avion : El Calafate, que le vaya bien !

(edit : QUI est arrivé ici en tapant sur Google “je fabrique une soucoupe volante” ??? :-) )

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Patagonie [2] : Punta Arenas, ville chilienne

octobre 7, 2007 at 11:30 (Patagonie) (, , , , , , , , , , , )

Après 4 jours passés à Ushuaïa, nous avons levé le camp pour une journée entière de bus. On a l’impression que les distances sont plutôt courtes, sur la carte, mais en vérité, le tracé des routes n’est pas toujours optimal et ces dernières sont souvent en terre… Le contraste était d’ailleurs amusant : on voyageait dans des car ultra-modernes, sur des routes ancestrales !

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Encore une carte, mais sur celle-ci vous avez notre parcours entier, et l’échelle donne une idée des distances… Il nous a fallu une bonne dizaine d’heures de bus pour rejoindre Punta Arenas depuis Ushuaïa.

Ce n’est pas la ville la plus fantastique du monde, mais elle permet de s’arrêter sur ce qui fait la particularité des villes de ce côté-ci de la planète…

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Les villes sont souvent en bord de mer… où qu’elles soient, il y a toujours la mer ou un grand lac qui la borde…

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Les bateaux, immenses et un peu fantomatiques dans le port…

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Des villes construites après l’arrivée de la voiture : avec des allées larges, pratiques, et surtout un plan à l’américaine, que des “cuadras”, des blocs de maisons carrés tous alignés…

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…des lignes électriques un peu… comment dire… bordéliques…

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…des panneaux traduits en plusieurs langues certainement grâce à des logiciels de traduction sur internet, ce qui donne des textes sympas :

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Et des vendeurs de sandwiches pas bons et de café…

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(pour l’anecdote, le camion de pompier derrière est un Camiva, fabriqué à Chambéry en Savoie… huhu !)

On ne sera resté dans cette ville que le temps d’une étape, une nuit avant de reprendre le bus direction Puerto Natales et le parc Torres del Paine. En suivant les conseils de notre guide, on est allé frapper à la porte du Blue house Hostal, décrit comme un “endroit chaleureux avec une cuisine commune, très accueillant et pas cher”. Et surprise, en arrivant : on tombe sur un patchwork de moquettes, des vieux canapés affaissés qui semblent avoir été recueillis sur les trottoirs, et une cuisine dans la cour, petite et froide… Quant à la chambre, une boîte à chaussures avec plafond bas, encore un patchwork de moquettes, un lit, et une ampoule. Etrange, cette différence entre le descriptif et la réalité…

On apprendra plus tard que le Blue house a brûlé au début du mois de février cette année, tuant 10 personnes… Et qu’il a été reconstruit en quatrième vitesse avec tout ce qu’ils ont pu trouver.

Février 2007, puis quelques mois plus tard :

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Demain, rendez-vous à Puerto Natales, superbe petite ville… Hasta luego, chicos !

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Patagonie [1] : Ushuaïa et la Terre de Feu

octobre 5, 2007 at 11:14 (Patagonie) (, , , , , , , , , , , )

Voici venue l’heure du compte-rendu : c’était trop difficile d’en parler sur place, sans images, et au retour le tri des quelques 500 photos a été plutôt longuet (vive le numérique !). Je vais donc retracer le voyage en suivant nos étapes.

A commencer par notre première destination : Ushuaïa, le bout du bout du monde, la ville, dit-on, la plus australe. A vrai dire il existe Puerto Williams, ville chilienne qui se situe un peu plus bas. Mais Ushuaïa, ça nous parle tellement plus… et puis l’Argentine joue tellement sur cette idée de “bout du monde” pour le tourisme…

Image fort belle d’ailleurs quand on arrive en avion :

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En arrivant de Buenos Aires, on voit d’abord des terres arides. Puis elles laissent place aux montagnes…

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Après nos quelques 20 heures de voyage et de stress pour savoir si oui ou non, on se caillerait en petit pull au bout du monde ou si nos bagages nous attendraient là-bas (premier avion en retard = bagages qui ne suivent pas = un trajet plein d’interrogations et de changements = peu de sommeil :-) ), on trépignait d’impatience à l’idée de poser un pied à terre pour visiter la région. On atteignait enfin notre but. L’intensité dramatique était à son maximum. Quelle aventure on s’apprêtait à vivre ! C’était sans se rendre compte que l’aventure, elle avait commencé dès notre départ de Londres, et que la loi de Murphy aidant, c’est quand t’es en avance que ton avion a du retard et que quand c’est barré comme ça faut pas t’attendre à ce que ça change.

D’où : 

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La vallée où se trouve Ushuaïa. Sous les nuages. Un brouillard pire qu’à Londres.

Et…

Un demi-tour de l’avion. “On ne peut pas se poser, on va vous poser plus loin”. Moué… mais bon, ça ne nous arrange pas ça ! Bref, on a compris qu’il était important d’intégrer la variable “lourds imprévus” dans notre organisation du reste du voyage… Heureusement, la suite nous a détrompé !

Et après quelques heures de bus, puis l’attente de nos bagages à l’aéroport d’Ushuaïa, on a pu découvrir la ville…

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Les Alpes, mais avec la mer en plus, et pas les mêmes maisons. Ni les mêmes animaux. Ni les mêmes habitants. Bref, les montagnes en commun quoi.

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Ici les maisons sont en tôle, les routes ne sont pas toutes goudronnées, mais quelques détails se chargent de nous rappeler d’où on vient !

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Le paysage a quelque chose de magique. Dès notre première balade, on remarquera qu’il n’existe aucun plan d’urbanisation de la ville. Certes, c’est une succession de rues parallèles et perpendiculaires, mais au niveau des maisons, c’est “fait ce qui bon te semble”, ou “fais avec ce que t’as sous la main”. On trouve des maisons-studios, des maisons-algeco, des maisons-tôle-brique, des maisons en bois, et parfois tout ça à la fois. Avec la poussière soulevée par le passage des voitures, l’effet est saisissant. Et puis la mer, au pied des montagnes aussi.

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 Et ce fameux brouillard du matin, qui paraît-il, était exceptionnel. Tout comme le fait qu’on ait eu 3 jours successifs de beau temps, selon les habitants c’est très rare.

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Du côté des expéditions, on a commencé par prendre le large pour explorer le Canal Beagle, sur un petit voilier, le “Tres Marias”, avec 8 autres coéquipiers…

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Le Canal Beagle, c’est là, bras de mer entre l’Argentine et le Chili :

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Une excursion qui nous a fait croiser nos premières bébêtes, à commencer par les cormorans aux yeux bleus perçants :

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A cette époque de l’année, point de pingouins, ils reviennent tous vers la fin du printemps et septembre, en Argentine, c’est la fin de l’hiver. Pas de pingouins, mais des phoques, et des lions des mers :

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En petit comité, on a pu accoster sur l’une des nombreuses îles pour mieux connaître la faune et la flore… en particulier ces algues, pourvues de petites “bouées” naturelles (les points blancs) qui lui permettent de flotter pour emmagasiner la lumière nécessaire à sa croissance (qui est de plus d’un mètre par jour !)

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Cet autre type d’algue flotte grâce à un système d’alvéoles à l’intérieur :

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Et alors qu’on se concentrait sur les algues, on a découvert qu’au bord de la plage on ne marchait pas sur des galets mais… sur un parterre de moules !!! Sisi, regardez bien !

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Et puis, on s’est fait un grand ami : le Bolax. Je dédie tout particulièrement cette photo à mon amie la Carôtte, puisque le bolax, que vous voyez là-dessous comme une sorte de mousse qu’on imagine accrochée à des rochers, est en fait une plante enracinée dans la terre, mi-caoutchouc mi-champignon, de la famille des carottes. Très dure quand elle est vivante, molle quand elle est sèche. Une mutante mi carotte-mi bolet-mi caoutchouc.

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Une sortie faune et flore passionnante…

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Le lendemain, on avait décidé de se lancer dans une expédition au Lac Esmeralda, réputé, selon notre guide, pour la couleur émeraude de son eau. Alors on se lance, en partant d’un refuge où une quarantaine de huskies attendaient les clients pour des balades en traîneau.

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Ca aurait du faire tilt : qui dit traîneau, dit neige non ? Et qui dit neige dit… bé oui, lac recouvert, point de vert émeraude à l’horizon !

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(oui oui, c’est le lac, là)

Heureusement, tout au long de la balade la randonnée nous a permis d’en voir, des formes et des couleurs :

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Pour notre dernier jour à Ushuaïa, on a pris la direction du parc national de la Terre de feu, appelée ainsi parce que Magellan, lorsqu’il débarqua, apercevait les nombreuses volutes de fumées des campements indiens. La terre de Feu, c’est toute la partie Argentine de la pointe de l’Amérique du Sud, mais le parc naturel est à l’Ouest d’Ushuaïa, collé contre la frontière chilienne (zone jaune) :

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La sortie bateau était certes belle, mais cette balade dans le parc avait quelque chose de magique : on n’a croisé que quelques rares personnes, et le silence était surtout troublé par des cris d’oiseaux.

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Je ne vous mets pas de photo de lapin de garenne, vous en avez déjà vu, mais il doit y en avoir des dizaines de milliers dans ce parc, et le nombre de terriers qui va avec !

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C’est ici que nous avons croisé nos premiers ibis, ces oiseaux au long bec et au cri perçant :

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L’endroit est aussi peuplé de castors “importés” ici après la guerre pour commercialiser sa fourrure, mais l’entreprise a totalement échoué. Les barrages formés par les bêtes provoquent régulièrement des inondations, qui participent, avec le vent, à la destruction de la forêt alentour comme on le voit ici…

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C’est long, je ne vous ai pas parlé de notre visite du bagne d’Ushuaïa, qui a servi initialement à forcer les familles à s’installer dans cette zone reculée pour augmenter la population locale, mais comprenez, ce serait trop long… et il est déjà l’heure de partir pour Punta Arenas, rendez-vous demain !

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