Patagonie [2] : Punta Arenas, ville chilienne
Après 4 jours passés à Ushuaïa, nous avons levé le camp pour une journée entière de bus. On a l’impression que les distances sont plutôt courtes, sur la carte, mais en vérité, le tracé des routes n’est pas toujours optimal et ces dernières sont souvent en terre… Le contraste était d’ailleurs amusant : on voyageait dans des car ultra-modernes, sur des routes ancestrales !

Encore une carte, mais sur celle-ci vous avez notre parcours entier, et l’échelle donne une idée des distances… Il nous a fallu une bonne dizaine d’heures de bus pour rejoindre Punta Arenas depuis Ushuaïa.
Ce n’est pas la ville la plus fantastique du monde, mais elle permet de s’arrêter sur ce qui fait la particularité des villes de ce côté-ci de la planète…
Les villes sont souvent en bord de mer… où qu’elles soient, il y a toujours la mer ou un grand lac qui la borde…
Les bateaux, immenses et un peu fantomatiques dans le port…
Des villes construites après l’arrivée de la voiture : avec des allées larges, pratiques, et surtout un plan à l’américaine, que des “cuadras”, des blocs de maisons carrés tous alignés…
…des lignes électriques un peu… comment dire… bordéliques…
…des panneaux traduits en plusieurs langues certainement grâce à des logiciels de traduction sur internet, ce qui donne des textes sympas :
Et des vendeurs de sandwiches pas bons et de café…
(pour l’anecdote, le camion de pompier derrière est un Camiva, fabriqué à Chambéry en Savoie… huhu !)
On ne sera resté dans cette ville que le temps d’une étape, une nuit avant de reprendre le bus direction Puerto Natales et le parc Torres del Paine. En suivant les conseils de notre guide, on est allé frapper à la porte du Blue house Hostal, décrit comme un “endroit chaleureux avec une cuisine commune, très accueillant et pas cher”. Et surprise, en arrivant : on tombe sur un patchwork de moquettes, des vieux canapés affaissés qui semblent avoir été recueillis sur les trottoirs, et une cuisine dans la cour, petite et froide… Quant à la chambre, une boîte à chaussures avec plafond bas, encore un patchwork de moquettes, un lit, et une ampoule. Etrange, cette différence entre le descriptif et la réalité…
On apprendra plus tard que le Blue house a brûlé au début du mois de février cette année, tuant 10 personnes… Et qu’il a été reconstruit en quatrième vitesse avec tout ce qu’ils ont pu trouver.
Février 2007, puis quelques mois plus tard :

Demain, rendez-vous à Puerto Natales, superbe petite ville… Hasta luego, chicos !