ô joie de la colocation ! [1]
Vous le savez tous, ma passion préférée dans cette ville outre-Manche pour l’année 2007, ce fut le déménagement. Si l’on retrace, je suis passée par :

bref, le West London, j’ai plutôt tendance à maîtriser maintenant. Qui sait, 2008 sera peut-être l’année de l’East London ? (ou pas, croisons les doigts)
Faisons le bilan :
- A Tooting, l’habitation numéro 1, les colocataires étaient cools. Pas de prise de tête sur le ménage (c’était pas non plus méga-nickel mais bon, c’était acceptable), un jardin, mais loin de tout. Il fallait prendre le bus pour atteindre la station de métro Tooting Broadway, placée bien sûr sur la Northern line, l’une des plus défectueuses de Londres.
-Et puis, il fallu déménager cause que je travaillais tout à l’Ouest. On le sait, la petite maison paradisiaque s’est transformée en enfer grâce à sa gentille propriétaire. Mais j’ai rencontré là deux colocs adorables ! Et surtout, East Acton est sur la Central line, ligne de métro qui t’emmène en 20 minutes au centre, 40 à l’Est, pratique.
-Mais il a fallu quitter les lieux après 3 semaines d’acclimatation pour un logement temporaire dans le nord, à Willesden Green. Chambre simple minuscule collée à celle de ma colocataire espagnole rencontrée à East Acton. On logeait là en atendant notre future maison dans le précédent quartier. 10 colocataires, une petite amie de propriétaire qui logeait sur place et qui parlait d’une voix stridente et tyrannique, on s’en souvient encore (comme des aliments chouravés dans notre étage de frigo ! Tiens, parlons en des étages de frigo, au bout d’un an de ce traitement j’en peux plus de faire tenir TOUTES mes courses sur ce petit étage de rien du tout, gniiii)
-Enfin l’arrivée place n°4, “notre” maison ! Située à East Acton, proprette, on emménageait donc avec mes anciennes colocs d’où l’on s’était fait virer (mmm… pas très claire cette phrase !) et on recrutait un quatrième colocataire pour la petite chambre, un australien qui savait très bien montrer qu’il était rassasié à l’aide d’un joli rot de bébé, et pour qui il était inconcevable de rincer la vaisselle.
Bref. Enfin, au logement n°4, je croyais pouvoir poser mes bagages et décorer ma chambrine. Ce que j’ai fait. J’étais embauchée dans cette société de programmes télé à rentrer dans une base de données, et… je m’ennuyais de mon ancien métier… Entre-temps j’ai eu droit à une très belle rencontre, l’été fut plutôt chouette.
Réflexion faite, je décidais de reprendre le chemin de la radio. En j’en parlai aux colocs. Ma pote Ana a trouvé ça bien. Anke, alleumandeuh de son état, n’en a pas dormi de la nuit : et oui, ça voulait dire être absente souvent, voire parfois sous-louer ma chambre si j’obtenais un contrat longue durée. Et ça, pas question. Gentiment, d’une manière quelque peu teutonne toutefois, elle m’a fait comprendre que le jour de la reprise, ce serait la porte même si j’avais mis des billes dans cette maison. Bon. En même temps, vu qu’elle nous infligeait de plus en plus ses exigeances exigeantes sans elle-même en tenir vraiment compte, ne plus faire maison commune avec elle, c’était pas un drame. Il fallait juste trouver un sous-locataire longue durée pour ma chambre. Ce qui fut fait non sans mal, puisque la même Anke a gentiment viré mon locataire au bout de 3 semaines pour y placer sa meilleure amie, qui elle-même est tombée enceinte dans la foulée, et a du rentrer en Germanie. Heureusement, avant de partir elle a eu le bon goût de trouver un remplaçant italien qui a promis de rester jusqu’en juin. S’il ne tombe pas enceinte.
Alors, j’ai repris mon baluchon à la veille du départ pour la Patagonie, direction Victoria chez Fabien. Nettement plus posh, carrément central : je peux aller à Hyde Park à pied, la classe !
La suite demain pour les joies de la colocation actuelle ? oh ouiiii, vivement demain !