Vous là !
Oui, vous, le rare passant de ce blog déserté depuis quelques mois déjà, sachez que ça ne bougera plus vraiment ! En revanche, pour trouver des idées de trucs vraiment trop sympas à faire sur Londres, ou simplement pour lire ma belle prose et celle encore plus belle de Jujules, sachez que vous pouvez nous retrouver là !
Allez, à plus dans le bus.
De Charybde en Scylla
Quand on est en déveine, on est en déveine, y’a pas à tortiller.
L’épisode 1 de cette nouvelle saison des “Colocataires à Londres” commence par un rappel des faits à Victoria. C’est la colocation de la saison 5 si vous suivez bien (oui, la première, c’était Tooting, après il y a eu East Acton v.1, puis Willesden Green en location temporaire, puis East Acton v.2. Enfin, il y a eu Victoria, saison la plus longue du feuilleton : 8 mois, é-norme, un succès).
Bref, rappel de cette saison : Marjojo et son jules vivent tranquillement au coeur de Londres, sans l’ombre d’un souci, dans un appartement qui certes a du mal à chauffer en hiver, mais dont la chambre est spacieuse et les préoccupations plutôt “posh”, c’est-à-dire secondaires. Les colocataires sont pénibles juste ce qu’il faut, elles insistent seulement pour faire ajouter des alarmes ou des bidules comme ça, dans l’ensemble donc, tout roule.
Et puis, le contrat prend fin au 31 mai. Marjojo et Jujules ont donc une décision à prendre : rester, au risque de s’ennuyer à force de tranquillité ? ou repartir à l’aventure de la colocation, tellement plus amusant ? Vous l’aurez deviné, ils n’ont pas résisté, ils ont choisi l’aventure, les coquins… Avant de vous dévoiler leur prochaine destination, l’épisode revient sur un fait qui -comme d’habitude dans la colocation de Victoria- s’avère anecdotique : l’une des deux colocataires, B., perd un t-shirt. Elle le signale aux autres. Les autres s’en préoccupent, vérifient dans leur tas de linge, niet, le t-shirt a disparu. B. était en train d’emballer ses affaires en vue du déménagement, les autres lui suggèrent donc que peut-être, elle l’a déjà rangé et ne s’en rappelle pas.
Enooorme erreur ! B. sait très bien ce qu’elle fait, et non, évidemment le t-shirt n’est pas dans les 18 cartons qu’elle a rempli (mais COMMENT a-t’elle pu faire entrer autant de choses dans sa chambre ???). Conclusion implacable : on le lui a vo-lé. Sous SON propre toit !
Tadaaaaam !
Après un court échange de 37 mails environ, la crise atteint son paroxysme : décidément, les colocataires de B. ne sont que d’ignobles voleurs, et ce splendide t-shirt, qui allait avec CETTE jupe-là qu’elle ne peut donc plus porter (il va falloir qu’elle refasse les boutiques parce que le magasin où elle a acheté le top ne le fait plus, malheur !), donc ce splendide t-shirt valait 28£, il faut les lui RENDRE !
Refus général des autres, qui sont persuadés que le t-shirt en question est coincé entre une autre jupe et un autre petit haut dans un carton. Drame, larmes, cris d’orfraies, on n’a jamais vu ça en ce bas monde, quelle bande d’irresponsables, je ne veux plus JAMAIS vous voir, goodbye.
Et finalement, pour compenser cette perte incommensurable, B. va vendre le boîtier BT (l’équivalent du boîtier de la freebox) sur ebay pour récupérer son argent. Alleluia, une solution est trouvée, personne n’est lésé.
Episode 2 : il est temps, pour Marjojo et Jujules, d’empaqueter à leur tour. Souvenez vous, c’est en tombant fous d’amour l’un pour l’autre que Marjojo a renoncé à sa seconde colocation d’East Acton. Malheureusement liée par un contrat dit “incassable” jusqu’au 5 septembre 2008, elle fut contrainte de sous-louer sa chambre. Afin de terminer ce contrat proprement, Marjojo et Jujules décident de se mettre au vert pour l’été en y retournant, et d’économiser puisque cette chambre est beaucoup moins chère.
Donc, retour à East Acton (le point central de l’intrigue de toute cette histoire ! jusqu’où s’arrêteront-ils ???).
Afin de prendre la température et de re-visiter les lieux, Marjojo retourne à East Acton lundi soir, dire bonjour aux futurs colocs (ils ont tous changé, entre-temps, autrement dit la maison est une plaque tournante de la sous-location). Quelle n’est pas sa surprise quand elle apprend que Ana, avec qui elle a loué la maison légalement, fait payer les chambres bien plus chères qu’elles ne coûtent en réalité… Marjojo comprend soudainement pourquoi Ana rechignait tant quand elle lui proposait son aide pour gérer la maison, les factures et les loyers. Quelle naïve…
Et le point d’orgue de cette histoire, c’est que l’une des sous-locataires qui a (largement trop) payé sa part pour les factures, se voit encore réclamer 130£ par Ana. Elle ne comprend pas, réclame des explications, des justificatifs… Au final, Ana finira par lâcher : “Tu sais, les billets que je t’ai demandé d’acheter pour le concert à Hyde Park en juillet ? Je te les ai payé, mais je ne veux plus y aller, rembourse-moi !”
Rideau.
(bis ?)
Réouverture de rideau, deuxième chute de l’épisode :
Pour son dernier week-end à Victoria, Marjojo remplace le correspondant radio de Londres, elle va donc faire des reportages et suivre l’actualité britannique pour deux radios nationales françaises. Elle est un peu stressée mais très contente. Quand soudain, elle apprend que B., au lieu d’avoir résilié le contrat internet + TV de BT pour le 31 mai, a choisi de le résilier au… 21 mai ! Ce qui veut dire que Marjojo n’aura ni les chaînes d’info en continu ni internet pour envoyer ses reportages ! Mais comment va-t’elle faire ?
Noir.
Générique de fin.
A marquer d’une pierre blanche
Mercredi soir, 12 mars 2008.
Quelque chose dans ma vie a changé.
Quelque chose qui fera que jamais plus, je ne me sentirai la même.
Pour la première fois, j’ai réussi à courir 1 (UNE) heure d’affilée sans m’arrêter.
ALLELUIA !
Oeil de poisson et autres Holga…
Bon d’accord, puisqu’on me le demande, avec même un poil d’agacement dans le ton, je m’y remets.
Pour une fois, je vais poster sur Londres, en vous livrant des photos prises avec mes appareils catégorie “bizarre”. Il s’agit du Fisheye, de chez Lomo, et de Holga, elle-même chez Lomo. Oui, vous avez bien lu, ce sont une fille et un garçon, d’ailleurs ils s’entendent très bien, m’étonnerait pas qu’ils m’en fassent un troisième un de ces jours.
L’un fait des photos rondes, l’autre des carrées avec bords arrondis. Parfois, le résultat est très moche. Parfois, super méga chouette ; ça dépend, et là est la magie !
Commençons par une visite de mon chez-moi actuel : c’est à Victoria, et donc quelque part, c’est un peu la classe. Profitons-en, ça ne va pas durer (notre contrat de loc se termine fin mai, ce qui signifie déménagement, mais c’est un record pour moi : ça fera 9 mois dans le même logement !)

Voilà notre rue, et la vue à la nuit tombante depuis notre cuisine :

Ben oui, pas de montagne à l’horizon, je sais c’est décevant, mais c’est l’Angleterre…
Continuons avec Big Ben et les monuments historiques de Southbank, du moins quelques-uns :

Ça, c’est une photo prise avec Holga. Et là-dessous, une autre prise avec le Fisheye…

…que même qu’on dirait qu’on s’rait dans un hublot, et qu’c'est toujours comme ça.

Là, le London Eye… qu’à cause de sa dette énormissime, British Airways, le propriétaire, veut revendre, et que s’il ne trouve pas de repreneur il pourrait bien tout simplement démonter la roue… ce serait le choc, c’est un peu comme envisager de démonter la Tour Eiffeil maintenant. Surtout que même si le ticket est cher, la balade (surtout de nuit) vaut le détour.

Encore le London Eye et Big Ben au fond, vus d’en face…

…et retour à Holga, pour une vue sur le Tower Bridge avec la City en toile de fond (et que même la photo elle est inversée, mais que comme je suis une grosse flemmarde (surtout grosse, ces temps-ci) je vous la remet pas dans le bon sens. Zut, déjà je fais un post, alors appréciez.)

Holga, tout comme le fisheye, peut aussi faire du noir et blanc. Etonnant, non ?
C’était Marjojo, en direrect de Lonlondres pour vous présenter les mêmes monuments que d’habitude, mais avec des formats pas comme d’habitude.
A vous les studios !
Hein ???
Il y en a qui sont arrivés sur mon blog en tapant “photos de jeunes mariés très moches”. Je comprends pas…
Sinon, j’ai beaucoup de mots-clés qui tournent autour de la Patagonie, mais je regrette, car contrairement à mon précédent blog je ne reçois plus tous ces fabuleux googleurs qui tapaient “Marjolaine à poil”.
Donc, je le remets : “Marjolaine à poil”.
…
Des fois que ça augmente mes stats.
A fleur d’eau
-Venise ?

-Ben ouais…
-Mais… pourquoi ?
-Pft… j’sais pas, il m’a dit “plein d’trucs à fêter, une demi année, un anniversaire en avance, en profiter avant ton prochain contrat, et puis c’est LE truc qu’on va louper en faisant l’Italie en vélo l’été prochain”…
-Ah ouais, ça se tient.

-Là c’est le pont Rialto
-mmm…

-…et tu sais y’a vraiment de l’eau partout en fait !

- Mais c’est dommage, vous y êtes allé juste une semaine avant le carnaval !
-Oui ben va dire à ma chef de décaler mon contrat parce qu’il y a le carnaval de Venise hein !

-Bon, t’as quand même croisé pas mal de masques à ce que je vois…

-Ouais, c’est trop beau ! Et il y a le verre de Murano aussi

-Ah ouais… mais dis, t’es sûre que vous étiez pas à Cherbourg en fait ? Le ciel est gris…

-Si si j’te jure ! C’était bien Venise ! Mais bon, au niveau du temps c’était pas top…

-Et… t’as même pas une petite photo de la place St Marc ?
-Boarf, entre des échaffaudages et le ciel gris, ça vaut pas trop le coup… mais je peux te montrer les pigeons de la place si tu veux !

-Et ça t’a plu ?
-Tu penses que ça m’a plu… c’était ma première incursion en Italie ! Les capuccinos ont le goût que devraient avoir tous les capuccinos du monde, les espressos sont buvables ET délicieux, et puis les italiennes sont magnifiques, quant aux italiens… ils sont quand même un peu trop apprêtés pour des hommes !

Allez, arrivederci !
ô joie de la colocation ! [2]
A Victoria, je découvre la colocation nouveau genre, peut-être ce qu’on appelle la “colocation posh”. Oui. Nos préoccupations ne sont pas les mêmes. Nous partageons cet appartement avec deux filles, l’une est Anglaise, et l’autre Portugaise.
L’une est trèèèès attachée à la propreté et au rangement “à sa manière” (devinez laquelle des deux, je ne voudrais m’aventurer sur les terres glissantes des préjugés nationaux), et l’autre craint pour sa vie dans cette ville ou rien n’est sûr, et surtout pas l’immeuble dans lequel nous vivons pourtant doté d’une alarme anti-cambrioleur et de divers attrape-peureux.
La seconde, tout de même secondé par la première, a réussi le tour de force de faire rajouter une panoplie sécuritaire à notre petit nid d’amour. Suite à un courrier alarmant le propriétaire des risques encourus par ses locataires vivant dans un appartement seulement équipé d’une alarme cambriolage, d’un extincteur, de portes coupe-feu et d’une couverture anti-feu, ce dernier nous a rendu visite. Il a rassuré la demoiselle : oui, depuis deux décennies, tous les sofas vendus dans le commerce sont ignifugés, donc, notre sofa ne risque rien. Sauf que ladite demoiselle l’avait recouvert d’un joli plaid cachant la laideur du canapé, plaid… inflammable.
Depuis hier, nous avons donc en plus de cet attirail, à nouveau des canapés vert-canard avachis -moches, des portes uniquement fermées pour préserver notre vie (c’est d’une convivialité dans le salon !), et surtout, surtout : des détecteurs de fumée rajoutés un peu partout au cas où un incendie se déclare, détecteurs que nous avons déjà, au bout de deux jours, eu l’occasion de tester grâce à un morceau de pain trop grillé. Et bien, nous voilà rassurés : dans l’appart’, personne ne mourra cramé, sauf les sourds.
Alleluia.
Alors je pose la question : existe t’il une colocation parfaite ?
The Science Museum
Que fait la cédédette entre ses contrats ? Elle se culture, môsieur !
Alors certes, elle se culture à hauteur d’une sortie tous les 10 du mois, mais c’est déjà mieux que tous les 36. Et que fait-elle le reste du temps ? A peu de choses près, elle glande. Elle écoute la radio (beaucoup), ça l’empêche de se concentrer sur autre chose, excellent prétexte pour jouer à des trucs débiles qui s’approchent plus souvent des morpions que de “brain academy” sur la gameboy…
Pour en revenir à nos moutons, j’enchaîne quand même (un peu) les musées. Voici donc le Science Museum de South Kensington dans le quartier français :

C’est grand (5 étages), les sujets traités sont variés : j’ai parcouru rapidement l’étage dédié à l’énergie…

…et l’aéronautique, pour me laisser le plaisir de la découverte lors d’une prochaine visite (faut pas gâcher)…


…pour me rendre aux étages liés à la médecine, et le plaisir de voir des trucs dégueulasses.

…ça a commencé avec les momies, j’ai alors découvert qu’à l’époque les égyptiens momifiaient même…

…les pitits chats !
Bon, pour ceux qui veulent du sanglant c’est apparemment pas là qu’il faut aller, mais plutôt au Hunterian museum, où vous aurez tout loisir d’assister à une magnifique vidéo de trépanation au pied de biche.
Moi, je me suis contentée des petites maquettes pour représenter l’ancien temps :

La douce époque où les médecins disséquaient les corps pour découvrir l’emplacement d’un coeur, d’une rate ou d’un foie… (pour expliquer l’image, en haut c’est le reflet de l’amphithéâtre, dans un miroir, et l’on y voit au centre un corps entreposé avec des médecins chargés de le découper pour ensuite brandir fièrement, un à un, les organes)
Et puis il y a eu la médecine nouvelle, la chirurgie quoi :

Les mises en scène sont bien faites, c’est propret, disons.

Mais de cette visite, je retiendrai surtout la collection d’oeils de verre de Jean-Marie le P., effrayant, c’est limite si on ne reçoit pas quelques postillons d’éructation lorsqu’on en fixe un bien en face. brrrr.

Allez, Hippocrate, Aristophane, Sénèque et les autres vous donnent bien le bonsoir.
Architecture londonienne
Vous l’aurez compris, elle me fascine. Mais il y a de quoi : alors qu’à Paris, les immeubles haussmaniens ont relégué les tours et les créations architecturales à la Défense, même s’il existe des îlots (Pompidou et Montparnasse par exemple), à Londres, c’est un joyeux bordel. Mon illettrisme dans le domaine ne me permet pas d’affiner mon jugement par des termes savants, néanmoins j’admire le travail. Alors foin des commentaires, le récit en images :

Du classique… (Saint Paul, pour ceux qui douteraient)

…Tower Bridge tout pont levé…

…l’OXO tower…

…le National Theatre…

…la city vue de loin…

…un bout de la city vue de près…

…et on passe aux immeubles, avec tout d’abord la mairie de Londres…

…vue sous tous les angles…

…après, vu que je ne connais pas leurs noms, je vous cite l’emplacement : ici, c’est en face de la Tate Britain donc assez près de la station Vauxhall…

…pareil…

…vu depuis Southbank…

…et quand on longe la Tamise depuis Tower Bridge : Concordia Wharf, comme indiqué…

…allez hop, direction Canary Wharf et son Isle of dogs…

…encore…

…et toujours…

…station de métro en forme de bateau rangé dans son hangar, toujours là-bas…

…jeu de reflets dans le quartier…

…et ici, tout près du musée de la torture, tout près de Southbank et de la mairie de Londres…

…retour à la City, immeuble en construction tout à côté de Spitalfields market…

…et du côté de Concordia Wharf (donc près de la Tamise), des logements-boîte…
…maintenant, un bout de pont…

…et pour finir une vue d’ensemble catégorie “lunettes de soleil sur l’objectif”…

…ce qui n’est pas le cas pour cette photo de passants…
Allez, take care !
Le revoilà
C’est le troisième, mais normalement, c’est le bon. D’toutes façons, c’est la même interface que l’autre il n’y a que l’adresse qui change, vous ne serez pas trop dépaysé !
Le problème, après tant de semaines d’interruption, c’est que je ne sais pas par où commencer : ma nouvelle maison ? mon boulot aux 179 caractères-espaces-compris pour résumer les films et séries télés ? mes amis ? mes voyages ? mes visites ? mmm… Je crois que j’ai trouvé l’accroche pour la première note, mais elle demande du tri dans mes photos. De toutes façons, vous n’êtes pas à 5 minutes près maintenant hein

La bise, et contente de vous retrouver.